Courchevel - Coupe du Monde de saut à ski

Vendredi 13 août 2010, le premier grand succès d’Ito

Coupe du Monde de saut à ski

Coupe du Monde de saut à ski

Le saut à ski est une tradition au Japon. Une sorte d’art de vivre, développé depuis un triplé historique des sauteurs nippons aux Jeux Olympiques de Sapporo en 1972 et perpétué depuis par des générations de sauteurs de très haut niveau.
A Courchevel, pour fêter les vingt ans du concours d’été, incontournable rendez-vous de la mi-août, le Japonais Daiki Ito a sorti le grand jeu.
A 25 ans, le sauteur de l’île d’Hokkaido n’était monté qu’à quatre reprises sur un podium de coupe du monde hivernale et il n’avait jamais réussi à s’imposer, hiver ou été, dans un concours de ce niveau.
Dans cette équipe japonaise où l’on retrouve, inamovibles, des champions bien plus que trentenaires de la trempe de Kasai (38 ans) et Funaki (35 ans), héros des Jeux de Nagano en 1998, la nouvelle vague possède un talent certain.
A l’image de Fumihisa Yumoto, auteur lors du saut d’essai d’un bond de 136m, record non homologué du
tremplin, mais aussi de Diai Ito qui a eu les nerfs solides pour résister à Zauner, Morgernstern ou Malysz.
Un premier bond à 133,5 m, décisif, un autre à 130 m lui permettait de s’imposer au duo d’Autrichiens
Zauner et Morgernstern, incapables de se départager et tous les deux sur la deuxième marche du podium.
Zauner, dont c’est le premier podium au plus haut niveau.
Adam Malysz, le vainqueur d’Hinterzarten, prend la quatrième place qui le prive de la première place du
classement général du Grand Prix FIS d’été, désormais propriété de Morgernstern, deux fois deuxième.
Les Français ont redressé la barre après leur échec d’Hinterzarten.
Vincent Descombes Sevoie finit la 21e place et le sauteur de Courchevel Emmanuel Chedal termine 24e.
Du mieux devant un public nombreux et heureux de pouvoir admirer une fois par an en France le ballet aérien des meilleurs sauteurs du monde.

REACTIONS :

Daiki ITO (Japon), vainqueur: « Je suis très heureux. J’aime le tremplin de Courchevel. J’ai fait de nombreux tests cet été, notamment sur les chaussures et les fixations. Gagner ici est vraiment super, surtout si je compare avec ma forme d’il y a deux mois alors que je ne sautais pas très bien. Je pense que mon secret, aujourd’hui, a été de ne penser à rien d’autre qu’à sauter. J’ai aussi été chanceux avec le vent. »

David ZAUNER (Aut), 2e ex-aequo : « C’est le premier podium de ma carrière que ce soit en Grand Prix
d’été ou en Coupe du monde. Le tremplin de Courchevel me convient bien plus que celui d’Hinterzarten du
fait de sa taille et de sa forme. Deuxième, c’est bien plus proche de mon vrai niveau. Plus que ma 26e
place d’Hinterzarten. »

Thomas MORGERNSTERN (Aut), 2e ex-aequo: « Terminer deux fois deuxième en deux concours, ce
sont de bons résultats mais ce n’est pas si important que cela à l’heure actuelle. J’ai abimé ma chaussure
dans le premier saut et j’ai été obligé d’en changer pour le second. »

Emmanuel CHEDAL : « Il y a un peu de déception parce que l’on toujours envie de faire encore mieux
quand on saute à la maison. A l’entraînement, je sors de bons sauts mais je ne suis pas encore au meilleur
de ma forme. Je manque encore de confiance et de régularité. »

Vincent DESCOMBES SEVOIE : « Si l’on regarde par rapport à la semaine dernière, c’est plutôt bien. On
a pris le pari de changer de matériel (ndlr : l’équipe de France a utilisé de nouvelles fixations du même type
que celles utilisées par le double champion olympique Simon Ammann à Vancouver) et cela m’a aidé.
Dans le premier saut, on n’est pas tombés sur de bonnes conditions de vent. Dans le deuxième saut, on est
dans le coup. Si l’on compare avec le week-end dernier, c’est forcément mieux.
Sauter à Courchevel, c’est toujours un peu particulier. Chaque été, on fait entre 300 et 350 sauts sur ce
tremplin et souvent, on réussit de bons sauts. Là, on dispute la seule compétition de l’année en France et,
dans un coin de la tête, on se dit que l’on n’a pas le droit à l’erreur. »

Nicolas MICHAUD, directeur sportif saut et combiné : « Vincent et Emmanuel sont en finale et c’est le
point positif. Ils ont montré sur le deuxième saut qu’ils ont un meilleur niveau que cela. Il leur manque
maintenant un peu de stabilité. »

Source : Service de Presse Courchevel
Crédit photo :  Agence Zoom / ©Alexis Boichard

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