La race Tarentaise “Tarine”
Au-delà du fait que cette race produit un des meilleurs fromages du Terroir Français La race Tarentaise, mérite que nous nous attardions sur ces origines.
Cette vache est jolie. Elle a du caractère. C’est un fait. Mais elle a séduit beaucoup d’éleveurs par bien d’autres atouts…
Portrait d’une vache laitière rustique typée
Standard de la race / fiche d’identité (défini par l’UPRA Tarentaise) :
Robe fauve uniforme, plus foncée chez le mâle que chez la femelle
Sabots, muqueuses et extrémités noirs
Tête courte et profil rectiligne ou légèrement concave, avec des orbites saillantes
Lorsque le cornage est présent, il est en lyre, aux pointes noires
Histoire de la race
C’est la seule race française à posséder 2 noms: la Tarentaise, son nom officiel, et la Tarine, comme l’appelle les initiés.
Elle fait, depuis toujours, partie intégrante des traditions alpestres. Dès les premiers écrits de notre civilisation, Pline l’Ancien, empereur romain, découvrait cette “race des Alpes”. Déjà il vantait “les qualités laitières de ces petites vaches” dans son œuvre Histoire Naturelle…
L’hypothèse la plus plausible attribue l’origine zootechnique de la Tarentaise à un croisement entre les deux souches Bos taurus Jurassicus et Bos taurus Alpinus, toutes deux provenant de populations fauves ou brunes venues du continent Indo-Asiatique à travers l’Europe Centrale.
En 1863, la race est mentionnée pour la première fois sous le vocable TARENTAISE.
Mais c’est en 1865 que Montmayeur fait la première description de la race Tarentaise. Il distinguait à l’époque deux sous-catégories : un rameau gris “à poils tarins”, dans la région de Moûtiers, composée de 20 000 têtes, et un autre dans le Beaufortain, rouge froment et brun, en plus grand nombre.
Le Congrès de Moûtiers de 1866 fixait déjà les premiers éléments de sélection de la race Tarentaise, ouvrant la voie à la création du premier “Herd Book Tarentais” en 1888.
Elle prend alors le nom officiel de race bovine de Tarentaise ou Tarine.
A partir de cette période, la Tarine s’est rapidement développée dans toute la Savoie, puis sur l’ensemble des Alpes et plus tard à travers les massifs montagneux français : des Pyrénées aux Vosges en passant par le Massif Central.
A l’étranger aussi, elle est très vite appréciée. Durant les années 60-70, de nombreuses exportations furent réalisées vers les pays du Maghreb et l’Amérique du Nord. La Tarentaise figurait alors parmi les races les plus exportées de France.
Depuis 1974, l’UPRA (Unité nationale pour la race bovine Tarentaise) regroupe tous les partenaires de la race : éleveurs, entreprise de sélection, opérateurs de mise en place de la semence, organismes de contrôle laitier, filières, territoires.
En 1992, la Fédération Mondiale de la race Tarentaise est créée, rassemblant l’ensemble des professionnels de la race Tarentaise dans le monde entier.
En 2003, l’UPRA Tarentaise construit un programme stratégique pour relancer la race en FranceAujourd’hui, la race Tarentaise est principalement élevée dans des exploitations de montagne, où elle «entretient» les territoires.
La majorité des effectifs de la race est localisée dans le département où est située la vallée du même nom (on compte 70% des effectifs en Savoie).
La plupart des élevages en race Tarentaise fournit du lait valorisé dans 4 appellations d’origine contrôlées (Beaufort, Tome des Bauges, Reblochon, Abondance) et 2 Indications Géographiques Protégées (Tomme et Emmental de Savoie).
Encore plus d’infos ici : www.race-tarentaise.comCrédit photo: ©David Schmitt
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